Vous êtes chef de PME ? Voici le plan cybersécurité complet, pas cher, pour une rentrée paisible
Pas de jargon. Pas de blabla technique. Juste ce qu’il faut savoir, et ce qu’il faut faire, pour dormir tranquille cette rentrée.
« On va se faire hameçonner un jour ou l’autre »
Le phishing (ces faux emails qui imitent votre banque, un fournisseur ou même votre propre comptable) reste la menace numéro un pour les TPE-PME. C’est simple à faire, ça ne coûte rien à l’attaquant, et ça marche sur n’importe qui d’un peu pressé un lundi matin.
« Une attaque par rançongiciel, ça nous prendrait combien de temps pour nous en remettre ? »
C’est LA grosse angoisse des dirigeants, et elle est légitime : les TPE-PME sont aujourd’hui les premières victimes des rançongiciels en France. Le principe est simple et brutal : vos fichiers sont chiffrés, on vous demande une rançon pour les récupérer, et pendant ce temps, votre activité est à l’arrêt.
Le coût moyen direct d’une attaque tourne autour de 50 000 à 150 000 €, et peut grimper jusqu’à 250 000 € dans les cas les plus graves. Pour une PME, ça peut littéralement être la différence entre continuer et mettre la clé sous la porte.
« Si on est attaqués, on s’arrête combien de temps ? »
C’est souvent le vrai coût caché : pas la rançon elle-même, mais l’interruption d’activité. Commandes bloquées, salariés à l’arrêt, clients qui appellent, fournisseurs qui s’inquiètent. C’est la première conséquence citée par les dirigeants touchés, devant même le vol de données.
« On est trop petits pour intéresser des pirates, non ? »
C’est l’idée reçue la plus dangereuse. En réalité, c’est l’inverse : les petites structures sont ciblées parce qu’elles sont moins protégées. Les attaques sont aujourd’hui automatisées : des scripts scannent internet à la recherche de la porte la moins bien verrouillée, sans distinction de taille d’entreprise. Près d’une TPE-PME sur deux sera confrontée à une cyberattaque cette année.
« Je n’ai ni le temps, ni le budget, ni un informaticien pour ça »
C’est le vrai obstacle, le plus honnête de tous. Un audit de cybersécurité classique par un cabinet de conseil coûte entre 3 000 € et 8 000 €. Pour une TPE-PME, c’est souvent hors de portée — surtout pour « juste savoir où on en est ».
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Un questionnaire de 30 questions claires, sans prérequis technique, basé sur les référentiels officiels de l’ANSSI. En 10 minutes, vous obtenez :
- Un score de maturité cyber de votre entreprise
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« NIS2, RGPD… est-ce que ça me concerne vraiment ? »
C’est le sujet qui inquiète le plus en ce moment, parce qu’il est flou pour la plupart des dirigeants. La directive européenne NIS2 élargit fortement le nombre d’entreprises concernées par des obligations de cybersécurité — pas seulement les grands groupes, mais aussi leurs sous-traitants et prestataires. Et les sanctions ne sont pas symboliques : jusqu’à 10 M€ ou 2 % du CA mondial, avec une responsabilité qui peut remonter jusqu’au dirigeant personnellement.
Même si votre entreprise n’est pas directement « entité essentielle », vous pouvez être concerné en cascade si vous travaillez avec un client ou un donneur d’ordre qui, lui, est soumis à NIS2.
« Mes clients et partenaires commencent à me poser des questions de sécurité »
De plus en plus de dirigeants le remarquent : un grand compte, une banque, une assurance, un donneur d’ordre demande désormais des garanties de sécurité avant de signer ou de renouveler un contrat. C’est la conséquence directe de NIS2 et de DORA (pour le secteur financier), qui poussent les grandes entreprises à sécuriser toute leur chaîne de fournisseurs — vous y compris.
« Comment se protéger sans devenir un expert en informatique ? »
C’est peut-être le point le plus sous-estimé : 9 attaques sur 10 exploitent avant tout une erreur humaine, pas une faille technique sophistiquée. Un salarié qui clique sur un mauvais lien, un mot de passe trop simple, une clé USB branchée sans réfléchir, un télétravail mal encadré.
« Et si ça arrive quand même, qui paie la facture ? »
Même avec les meilleures précautions, le risque zéro n’existe pas. C’est là qu’intervient la cyberassurance — un sujet en pleine expansion, mais mal compris. Les primes pour une PME se situent en général entre 1 000 et 8 000 € par an. Le piège : les assureurs exigent désormais des prérequis (MFA, sauvegardes testées, EDR…) et peuvent refuser d’indemniser si vous avez déclaré les avoir sans que ce soit vrai.
Le plan d’action en une phrase
Avant d’acheter le moindre logiciel, avant de signer la moindre assurance, avant de paniquer sur NIS2 : commencez par savoir où vous en êtes réellement.
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Une rentrée sereine, ça commence par savoir exactement ce qu’il y a à faire — et dans quel ordre.

